Pas d’autre passeport sanitaire que la joie!

Chers amis et membres de la famille Joy for the Planet

Pour la première fois, je vous écris avec une certaine gravité. Non pas que la joie m’ait quittée, mais parce que les temps que nous traversons sont décisifs pour l’avenir de l’humanité. Habituellement, je ne mêle pas les aventures de Joy for the Planet, mes reportages sur la beauté du monde et mes rencontres, avec la politique. Pour une fois, cet article sur ce blog y fait exception.

Je vois beaucoup de souffrances, de doutes et de déchirements autour du moi, comme je vois aussi de nouveaux départs, des innovations et des solutions d’avenir, des renaissances individuelles et des mises à jour collectives nécessaires. Ce grand brassage nous oblige à redéfinir nos valeurs, nos priorités et à nous affirmer dans nos choix de vie.

L’Europe et le monde occidental sont particulièrement touchés par la crise autour du coronavirus. Je n’en suis guère étonnée, tant nous nous étions détournés des lois naturelles et de la « vraie vie ». 

La vraie vie? C’est celle qui marche main dans la main avec les lois de la création, les cycles, les mouvements et les respirations de l’homme, de notre planète et du cosmos. C’est vivre au quotidien dans une relation consciente et aimante avec les autres, la nature et l’environnement. C’est être dans l’expérience concrète dans une interaction simple avec le vivant, dans le moment présent, loin des spéculations financières, des jeux de pouvoirs et de la digitalisation de nos existences au profit de quelques-uns.

Malgré les drames qui se jouent, les faillites, les séparations, les divisions, nous vivons un passage salutaire inespéré vers une nouvelle Terre. En cela, le Covid est un marchepied pour nous hisser vers notre profonde humanité. À condition toutefois de tirer les leçons de cette crise.

Aujourd’hui, pour simplifier, chacun d’entre nous est invité à choisir entre un futur qui place l’homme au cœur de la vie et au-dessus des technologie ou un futur qui place la technologie au-dessus des hommes pour les assujettir et continuer à exploiter les ressources de la Terre. Il faut choisir entre la lumière et l’éclairage, entre la version originale de la réalité ou sa contrefaçon.

Voulons-nous confier nos vies et notre santé à des entités extérieures, dont nous ignorons tout des motivations et des intentions ? Ou préférons-nous faire confiance à notre système immunitaire et à notre sagesse ancienne et intérieure qui a fait ses preuves depuis la nuit des temps ? “L’immunité, c’est vous donner à vous-même vos propres règles d’interactions avec le vivant autour de vous, et en vous, et choisir ce que vous laissez rentrer en vous et ce que vous en faites sortir », a déclaré le Dr. Louis Fouché, très inspirant médecin et lanceur d’alerte français. Au niveau politique, “il faut revenir à des États-Nations au service des peuples“, propose la juriste et économiste Valérie Bugault que j’ai invitée en Suisse à venir donner une conférence le 4 juin aux Ateliers de la Côte.

Dans un monde où la corruption dans les politiques de santé est un secret de polichinelle, comment faire confiance à des états et à des politiciens ouvertement impliqués dans des conflits d’intérêt et soumis à des allégeances économiques avec la haute finance internationale et les industries pharmaceutiques ? Comment accepter de réduire la santé humaine à une dose de « vaccin pour tous » quand tant d’autres remèdes efficaces existent, naturels ou non, adaptés aux constitutions physiques et psychiques de chacun ? Quel regard voulons-nous poser sur l’homme ? Faut-il le réduire à une ressources économique pour une poignée d”individus ou préférons-nous le voir comme un être cosmique, unique, créateur d’amour et libre de bâtir sa plus haute destinée?

C’est toute la démarche de Joy for the Planet, dont je présenterai le film “La route de la Joie” le 3 juin aux Ateliers de la Côte: partager le meilleur de l’homme en lui rappelant ses origines souveraines et lui offrir, par la joie, l’antidote et le fertilisant pour créer le monde de demain.

Isabelle Alexandrine

Votre joie est ma destination.

Au-delà des extrêmes

Au cours de mon périple sur la joie autour du monde, j’ai fait l’expérience d’une immersion dans la Heavy Metal Music aux Pays-Bas. Quand il y a de l’amour entre les êtres, leurs différences cessent d’exister. C’est le cas entre Reinier Sijkpens et son fils Siebe. Je suis ressortie de ce concert avec un préjugé de moins et quelques millimètres de plus à mon coeur…

Cela m’a fait du bien de monter cette vidéo quelques jours après le décès d’Ulysse. J’ai tellement ri que j’en ai ravalé mes larmes! Et puis je suis touchée par l’amour de ce père qui apprend lui-même à aimer cette musique si loin de son propre parcours. Je me suis sentie beaucoup plus à l’aise au cours de cette soirée que lors de certains festivals de rock en Suisse où l’alcool et la drogue viennent souvent gâcher la fête. Les musiciens que j’ai rencontrés ce soir-là étaient presque tous végétariens, buvaient modérément et se comportaient les uns avec les autres comme entre membres d’une même famille.

Les vraies différences entre les humaines ne se situent pas dans leur look, leur culture, leur musique ou leur compte en banque. Elles se dévoilent au niveau de leur conscience. On peut être le plus bruyant des guitariste en cuir et franges et avoir une droiture irréprochable. On peut sortir d’une église et mépriser son voisin parce qu’il n’a pas la même couleur de peau. Tout est dans la qualité des pensées et des intentions qui nous habitent. Le reste n’est que l’emballage de l’âme.

Découvrez toute l’aventure dans le livre et le film La route de la Joie!

Hommage à Ulysse, 27 ème Nominé de la Joie

Après 10 ans de vie à deux dans un bonheur sans faille, mon chien Ulysse s’est éteint paisiblement au Danemark (13 ans) au milieu de l’aventure de Joy for the Planet. Cet être m’a tant comblée et portée, accompagnée et aimée que lui rendre hommage était une évidence. Ce chien était unique et inoubliable pour beaucoup. Je reprends ma route, seule à bord de Begoodee qui pleurt le meilleur de ses passagers. Il n’est plus à côté de moi mais il est désormais en moi, tout autour, dans la forme d’un buisson, le vol d’un oiseau, la visite d’un chien ou dans le souffle du vent sur mes cheveux… Tu es toujours là, tu as simplement élargi à l’infini la garde-robe avec laquelle voyage ton esprit…
Tu es notre 27 ème Nominé de la Joie.

L’histoire de ses premières années

Ulysse était le chien d’un SDF de Cogolin, près de Saint-Tropez. Son maître souffrait d’un cancer incurable. Il a renoncé à être hospitalisé et à se soigner pour ne pas abandonner son chien. Ulysse l’a accompagné jusque dans la mort. Pendant trois jours, personne n’a pu l’approcher. Finalement, une association protectrice des animaux a réussi à le récupérer. Il a été toiletté pendant 8 heures. Il n’avait pas été très bien « entretenu », c’est normal, mais très aimé par son premier maître. Raison pour laquelle il a gardé son nom.

J’ai vu sa photo sur internet et j’ai été le chercher. Il m’a tout de suite suivie. C’était en septembre 2008. Il avait déjà 3 ou 4 ans. Depuis ce jour, un soleil est entré dans ma vie. Ulysse ne recherchait que la compagnie des humains. C’était tout ce qui l’intéressait et il ignorait poliment ses congénères. Au point où on l’avait surnommé « L’humchien »!  Il avait une démarche très spéciale et trottait comme un petit cheval. Il avait une dysplasie des hanches mais, grâce à d’excellents compléments alimentaires, son corps a très bien tenu le coup. Sa fragilité venait du coeur. Il était physiquement trop grand. Avant de succomber à ce 3ème oedème pulmonaire, il avait déjà survécu à deux autres grosses alertes et je lui donnais trois fois par jour plusieurs médicaments très efficaces qui ont sans doute contribué à le prolonger de deux ans en tout cas… Je suis très reconnaissante à la médecine et à ses vétérinaires de nous avoir accordé ce si généreux « bonus ».

Le 7 juin autour de midi, alors que nous étions en route en direction de la Norvège, il a été pris d’une nouvelle crise sur son lit à bord de Begoodee. Dans un premier temps, j’étais paniquée car je me pensais au milieu de nulle part. Et puis lorsque j’ai « googelisé » un vétérinaire autour de moi (par géolocalisation) j’en ai trouvé un à 2km seulement! Inespéré! C’était une clinique formidable à Varde et les vétérinaires l’ont pris en charge en urgence. Ils ont réussi à stabiliser son état. Après plusieurs heures d’attente, ils m’ont dit qu’Ulysse dormait tranquillement et qu’il fallait lui laisser encore un peu de temps avant de reprendre la route. C’est vers 19h qu’ils sont venu m’annoncer la nouvelle. Son coeur s’était arrêté de battre tout naturellement. Les nombreux soins prodigués ont au moins servi à cela: calmer sa respiration, le soulager et l’apaiser pour entreprendre le grand passage… J’ai été lui dire au revoir. Il était très beau et s’était endormi dans sa position habituelle. Je l’ai longuement caressé, je l’ai remercié pour la vie merveilleuse que j’ai vécu à ses côtés, pour sa protection, sa douceur et sa bonté. J’ai repris son collier et une boucle de poils…

Déjà des signes

Cela fait 6 jours que tu es parti maintenant et tu m’as déjà envoyé plusieurs signes extraordinaires! Tu as même réussi à me faire pleurer…de rire!

  1. D’abord, en ouvrant ton placard, j’ai été assommée par un emballage assez lourd, à la forme cubique. Quand j’ai lu l’étiquette, il était écrit « Protect »! C’est un complément alimentaire de la marque Flavon. Tu me rappelais, plutôt efficacement, que tu étais toujours là pour me protéger.
  2.  Je me suis arrêtée pour me recueillir en bordure de forêt. Un petit chien noir est venu à ma rencontre et est reparti, comme pour me saluer et me réconforter. Un peu plus loin sur le sentier de promenade, il y avait une gamelle, au milieu de nulle part.
  3. En route pour le Nord, je me suis arrêtée dans un observatoire perché au-dessus d’un étang. Et je t’ai vu… Dans un bosquet, allongé, dans la position qui est typiquement la tienne… « en crapaud »… Tu respirais paisiblement et ton beau pelage était caressé par le vent (photo)…
  4. Le village où je me suis arrêtée après ta mort pour passer la nuit s’appelait « OSlOS »! OS/OS! Et me parle de ces « os » que tu adorais ronger!
  5. Et au camping, le mot de passe pour internet était « All united » (Tous réunis)…qui était notre mission de vie: tous nous réunir par le partage de la joie et de la beauté.

Tu es partout

Depuis quelques jours, je sens que tu n’es plus à côté de moi mais en moi et tout autour… Ton esprit n’est plus entravé par sa vieille carcasse mais il circule librement et s’exprime sous d’autres formes qu’il ne dépend que de nous de capter ou non… Plutôt que de m’installer dans ma tristesse et pleurer longuement ce vide que tu laisses et ton absence, je célèbre tout ce que tu as laissé en moi d’amour et d’exemple. Tu étais dans une enveloppe à quatre pattes, tu es devenu un buisson, un oiseau noir et gris, le nom d’un village, la visite d’un chien, un mot de passe, une plume ou un coeur gravé sur un arbre.

Au fond, c’est cela qui fait de mon existence un cadeau quotidien. C’est le regard que je porte sur les gens et les choses. Alors la magie opère, d’autres réalités se révèlent et viennent à moi avec grande douceur. Et je peux les offrir en retour à travers mes vidéos et mes reportages, à travers l’intensité des rencontres que je fais. C’est en cela que nous sommes les créateurs de notre vie. Quel regard posons-nous sur les événements extérieurs à nous? Sommes-nous dans la résistance ou choisissons-nous d’accepter? Le jugement, la révolte ou la gratitude et le lâcher prise? Et c’est en cela que nous sommes responsables de tout ce que nous vivons et traversons, les orages comme les accalmies, les écueils comme les moments de sérénité. Aujourd’hui, je vois et ressens mon Ulysse au-delà du voile des apparences. Il m’a quittée dans sa forme physique si attachante mais il s’est multiplié sous la forme de mille manifestations.  Non seulement je ne me sens pas seule mais « complétée ».  Il s’est fondu en moi en m’offrant un petit supplément d’âme et de bonté.

Avant, je croquais déjà la vie à pleines dents. Désormais, je vais la renifler et laisser traîner mes narines sur chaque fleur rencontrée en chemin.

L’enchanteur d’Amsterdam

J’ai réalisé ce dessin au dos de Begoodee en honneur de ce personnage aussi attachant que talentueux!

Sur ma route, j’ai rencontré l’une des personnes les plus inspirantes qui soit, Reinier Sijpkens. Musicien multi-talentueux, humble, aimant, délicat et tellement joyeux! Ne manquez pas cette vidéo qui rend hommage à un esprit qui pétille et scintille ici-bas. Il est notre 26ème Nominé de la Joie.

J’ai beaucoup appris auprès de Reinier Sijkpens. Il a généreusement hébergé Begoodee (et moi dedans) pendant 15 jours dans la région d’Amsterdam, à Soest. J’ai rarement rencontré esprit plus fin que lui. Il m’a notamment raconté qu’il n’allait jamais au devant des gens pour jouer sa musique. Il se glisse silencieusement sous un pont vide, il commence à jouer et laisse venir à lui les cœurs conquis par sa musique. Ainsi, une rencontre est possible, de cœur à cœur, entre lui et ceux pour qui sa musique raconte une histoire.

Je me suis dit que finalement, j’en faisais de même avec Joy for the Planet. Je ne cours après personne, je ne cherche aucune reconnaissance ni approbation venant de l’extérieur. Je me laisse guider par mes valeurs, je joue ma propre partition à travers mes modestes vidéos, mes articles et mes quelques chroniques ici et là. Je fais ma part, avec mon petit bus, mon chien, mes crayons et ma caméra. Non pas pour changer le monde mais pour lui dire que je l’aime comme il est, et pour offrir ma touche de couleur sur la grande toile universelle.

Reinier m’a raconté une jolie anecdote. Un jeune, accompagnée d’un groupe d’amis, tous un peu éméchés avait jeté à l’eau un billet de banque depuis un pont en lui criant « Joue ! ». Reinier a navigué autour du billet sans le sortir de l’eau ni jouer. Le jeune, piqué dans son amour propre, a jeté un nouveau billet à l’eau en renouvelant sa demande, « Joue ! ». Reinier a tourné encore une fois autour des deux billets sans les toucher. Le jeune, furax, lui lance encore un billet qui amerrit lui aussi autour de la petite barque. Alors Reinier s’est éloigné en silence, en laissant les trois billets de banque couler derrière lui. Au final, c’est le jeune qui a du plonger pour tenter de récupérer ce qu’il pouvait encore sauver ! Parce que ce qui était de sa dignité, elle avait bien coulé, elle !

A 62 ans, Reinier hisse tous les matins et tous les soirs son petit bateau sur le toit de sa voiture pour se rendre à Amsterdam. Tous les jours, été comme hiver, il charge et décharge son orgue de barbarie, et tout le matériel dont il a besoin pour ses performances. « Je ne gagne que quelques piécettes tous les jours mais je suis comblé de joie et d’amitié. Mon salaire est l’amour que je donne et que je reçois », commente-t-il.

Si un jour vous allez à Amsterdam, je vous donne un secret. Placez-vous à 12 :50 ou à 16h sous l’un des trois clochers des églises de la capitale, et vous serez témoin de la magie des duos entre Reinier et le grand carillonneur Boudelwin Zwart.

Découvrez toute l’aventure dans le livre et le film La route de la Joie, par Isabelle A. Bourgeois.

L’amour au-delà des conventions

Rencontre avec trois « ressortissants de la joie » sur un trottoir de Bruxelles. Une belle leçon de non-jugement et d’ouverture sur la richesse des parcours humains.

De passage à Bruxelles en route pour le Danemark, je rends visite à un ami dans un quartier à l’est de la capitale. Je gare mon bus devant l’une des nombreuses maisons de la rue. Un monsieur distingué est en train de relever le courrier dans sa boîte aux lettres. Je l’interpelle poliment pour lui demander si je suis bien autorisée à rester sur cette place. Il me répond très gentiment par l’affirmative. Nous échangeons quelques secondes et, intrigué par les dessins sur mon bus, je lui explique le concept de Joy for the Planet.

Quelques heures plus tard, je retourne à mon van pour y prendre quelque chose. Et vient à ma rencontre un autre monsieur, bien jovial, accompagné d’une jeune fille. Ils sortent de la même maison que le premier. « Bonjour, nous avons vu par la fenêtre votre bus et mon mari m’a expliqué votre projet ! C’est fantastique ! Cela me fait tellement plaisir de vous rencontrer que j’aimerais vous offrir ce petit pot de fruits confits portugais pour vous souhaiter la bienvenue». Au même instant, mon ami Xavier et son fils arrivent à son tour. Alors j’invite tout ce petit monde à bord de Begoodee pour leur partager le sens de ma démarche.

La joie, dénominateur commun à tous les êtres vivants

Je leur explique que je suis une « traqueuse de joie ». Je guette, j’encercle puis je capte cette énergie si puissante qui circule et s’exprime au-delà des formes, des apparences, des conventions ou des dogmes. Elle est comme le vent qui passe de la même manière à travers les feuillages du hêtre ou du mélèze, du cerisier japonais ou du palmier, sans faire de différence. Elle est comme le soleil qui arrose indistinctement de ses rayons le bûcheron et l’homme d’affaires, le Juif et le Zoroastre ou l’agnostique. Elle embrasse tous les genres, les sexes, les identités et les histoires de chacun. C’est un état intérieur qui appartient à toute l’humanité, une émotion profonde capable de rassembler tous ceux qui la laisse se déployer en eux. Mis en confiance par mes propos, Luis prend la parole et me raconte la belle histoire de sa famille.

De Chicago à Bruxelles

« Cela fait 21 ans que je vis en couple avec Jarl. Nous nous sommes mariés en 2011. Nous voulions être parents, grandir avec cette expérience. Et nous avons adopté Georgina en 2005 quand elle avait deux mois. Ce n’est pas un acte de charité. Nous voulions simplement donner et recevoir. Vivre une aventure mutuelle, grandir en aidant quelqu’un d’autre à se déployer. Avant l’arrivée de notre fille dans ma vie, j’étais carriériste, ambitieux et j’aspirais au prestige du pouvoir et de l’argent. Cela répondait sans doute à mes besoins de reconnaissance personnels. Je suis un enfant de réfugiés de guerre. Je ressentais un besoin de m’affirmer selon des critères mondains. Avec Georgina dans ma vie, j’ai revu toutes mes priorités. Ce besoin de reconnaissance a complètement disparu. Elle m’a permis de m’aligner avec ce que je voulais pour moi au plus intime de moi-même, avec mes amis, mon mari et mes valeurs. Je suis tellement plus heureux aujourd’hui. J’ai changé ma manière de voir le monde. Georgina est une grande joie pour nous », raconte Luis Amorim, d’origine portugaise et angolaise. Hommage à la diversité culturelle Aucun service d’adoption en Belgique ne pouvait nous aider car ils travaillaient avec des partenaires internationaux d’obédience religieuse en désaccord avec notre situation de couple homosexuel. Nous avons du trouver une agence par nous-mêmes et c’est aux Etats-Unis que toutes les conditions se sont réunies. Lorsqu’on nous a présenté le dossier de Georgina, nous n’avons pas hésité un seul instant », poursuit Luis.

La liberté de choisir

« Depuis le début, nous avons construit un cadre autour de notre fille qui exprime la diversité culturelle humaine afin qu’elle ne s’identifie pas à une seule identité ou forme de pensée. Nous lui montrons tout ce qui existe pour qu’elle puisse faire ses choix librement, basés sur des valeurs de bonté et d’intelligence par le bon sens. La jeunesse actuelle cherche parfois ses repères dans l’argent, la célébrité, les marques, le modèle de téléphone portable, les notes, la compétitivité et la comparaison. Nous lui expliquons que la réussite passe par la bonté et la compassion », poursuit Luis. Luis et Jarl sont attentifs à ce que le monde de leur fille ne se limite pas à eux uniquement et ils l’entourent de femmes dont les grands-mères adoptives de la fillette et beaucoup d’amies. « Nous sommes des hommes très féministes » commente Luis en riant ! Nous soutenons l’énergie féminine, son droit à l’égalité, le démantèlement de toutes les structures qui oppriment les femmes dans le monde. »

Et que pense Georgina de sa famille ? « Pour commencer, j’adore ma famille. J’ai deux pères, un est suédois et l’autre est portugais. Ils m’ont appris à apprécier ce que j’ai et à être heureuse et c’est ce que j’ai l’intention de faire. La chose la plus importante pour moi c’est d’être heureuse, d’être drôle aussi et de faire les autres sourire quand ils éprouvent des difficultés. La famille, et les amis, sont les choses les plus importantes pour moi», confie la jeune fille, radieuse.

Luis Amorim, 47 ans, est chef de l’Unité de traduction espagnole auprès du Conseil de l’Union européenne. Jarl Mattsson, 55 ans, est en congé parental. Il est juriste-linguiste auprès du Conseil de l’Union européenne lui aussi.

Parce que j’ai ressenti la joie de cette fillette (âgée de 13 ans) entourée de ces deux parents aussi atypiques qu’aimants, parce que j’ai vu le bonheur de Luis et Jarl à prendre soin d’elle dans un amour total, au-delà des jugements, des peurs, du regard des autres et du conformisme, j’ai offert une lampe solaire à ce trio extrêmement touchant.

Cette histoire illustre admirablement la chanson « Chic Planète, dansons dessus… » du groupe « L’affaire Luis Trio » . Pour danser sur la planète de Luis et Jarl, il n’y a, au fond, qu’à changer de titre en « L’affaire du trio de Luis » !

A 200 ans d’écart, j’ai « croisé » deux passionnés de télécommunication!

J’ai profité de mon passage au château du Haut-Barr (Saverne – Alsace) avec la visite de l’un des derniers vestiges d’une invention fascinante, le télégraphe aérien de Claude Chappe, pour publier une vidéo sur le radio-amateur Dushan que j’avais rencontré à Genève, à quelques jours de mon départ. Je ne pouvais pas publier ces deux histoires séparément puisque le télégraphe électrique a succédé au télégraphe aérien dont l’invention fut révolutionnaire!

Dushan est un radio-amateur qui vit à Genève. Cet ancien officier de la marine militaire a créé un univers incroyable pour nourrir sa passion et… sa joie! « Je ne pourrais pas être aussi joyeux sans mes appareils » confie Dushan! Au fond, ce qui le met en joie, c’est de communiquer avec le monde entier, même si c’est un peu « à l’ancienne »!

226 ans plutôt, Claude Chappe, l’invention du télégraphe

La France fut le premier pays à posséder, dès 1794, un réseau de télécommunications, grâce au télégraphe aérien inventé par Claude Chappe. De 1798 à 1852, la station de Saverne constituait l’un des maillons de la ligne reliant Paris à Strasbourg. La Tour de l’ancien télégraphe Chappe que j’ai visitée hier matin permet de découvrir le fonctionnement de la télégraphie aérienne et l’impact sur l’imaginaire de ses contemporains. Une démonstration de l’appareil reconstitué et une animation informatique interactive complètent la présentation. C’est assez fou à voir!

« Le 30 août 1794, un message en provenance de Lille parvenait en quelques minutes à Paris grâce au télégraphe optique pour annoncer à la Convention une victoire des troupes de la République sur les Autrichiens. La nouveauté de ce moyen de communication, dont la première ligne opérationnelle (Paris-Lille) a été ouverte depuis juillet 1794, était de combiner les facteurs suivants : un code formé de mots, de chiffres ou de phrases – qui est adapté aux dépêches de l’administration –, un réseau de relais et le recrutement et la formation de personnes chargées de surveiller en permanence le relais précédent et de transmettre les messages reçus. Ce dispositif n’est rendu possible que par le développement d’une optique de qualité, qui permettait d’observer à plusieurs kilomètres de distance, et par le financement public. Le système de Chappe se développera rapidement en France et sera copié en Europe. À son apogée, à la fin des années 1840, le télégraphe optique couvre, en France, plus de 5 000 kilomètres. Mais le développement du télégraphe électrique et l’essor du chemin de fer mettront rapidement un terme à ce premier véritable réseau de communication, réservé toutefois à l’administration. »

Notre guide nous a expliqué que le métier de « stationnaire » était très éprouvant et mal rémunéré. Le stationnaire devait veiller 12h par jour (le système ne fonctionnait que de jour) et être à l’affut du moindre mouvement, à 15 km de là, sur la tour avoisinante. C’est un peu le principe des signaux de fumés chez les Indiens! Il vivait dans ces petites tours non chauffées, avec un compagnon qui avait pour mission d’exécuter les manoeuvres de la machine de manière identique aux figures symboliques que son collègue voyait à travers sa lunette.

Autant dire qu’il ne fallait pas avoir picolé ni faire la sieste! Un message de la plus haute importance pouvait leur passer sous le nez!

Curieusement, cette invention est tombée dans les oubliettes de l’Histoire après avoir servi pendant plus d’un demi-siècle les manoeuvres politiques et militaires de la France. Je trouve cette histoire absolument touchante. Celle d’un homme qui, avec ses quatre frères, est parti en repérage à cheval à travers toute la France pour faire des relevés topographiques et identifier les meilleurs points sur lesquels construire les centaines de tours de relais. Claude Chappe s’est mystérieusement donné la mort à 48 ans après avoir été l’un des plus grands communicateurs de tous les temps et l’inventeur de l’ancêtre du téléphone et d’Internet.

Deux ouvrages recommandés:

« L’extraordinaire aventure de télégraphe Chappe en Alsace » à commander auprès des Amis de l’Histoire des P.T.T d’Alsace à Strasbourg

« La bête aux pattes noires », une très jolie bande-dessinée sur la fabuleuse aventure du télégraphe Chappe (SHPTA) réalisée par Céka, Yigaël et GabiCuli.

Samah Gayed danse pour rassembler les peuples de la Terre.

J’ai rencontré cette femme charismatique au cours d’un atelier professionnel à Locarno au Tessin (Suisse). Samah Gayed était l’une des participantes. A la pause, elle m’avait parlé de son action en faveur de la paix dans le monde. Danser, tournoyer, à en donner le vertige et des frissons à ceux qui la regardent! J’ai été tant impressionnée par ce petit bout de femme qui, à son échelle, agit pour la planète, que je l’ai invitée à bord de Begoodee quelques mois plus tard, lors de ma tournée à travers l’Europe.

Samah Gayed est une danseuse et enseignante internationale originaire du Moyen-Orient (Egypte). Elle est spécialisée dans la « danse tournoyante ». Cette diplômé en communication interculturelle a participé en 2010 aux Festival International de la Paix à Louxor (Egypte) et à Rome (Italie). En 2014, elle a été invitée à danser au « International Dance Congress (UNESCO) », en tant que danseuse pour la paix.

Ces voyages qui nous grandissent

Grâce à ses voyages dans le monde, Samah a développé une identité plus globale, au-delà des différences culturelles. Cela lui a permis de se sentir « fille de toute la Terre » comme elle aime le revendiquer. Dans cet esprit, elle pratique et diffuse « OneDance », une danse où l’on tournoie pour trouver le point central en nous, l’Essence où la paix demeure, le point de rencontre entre toutes les idendités. « OneDance » englobe tout ce en quoi elle croit et aspire, qui est l’Unité de l’humanité, des nations, cultures et religions. Des drapeaux de tous les pays du monde ont été cousus sur la jupe avec laquelle elle danse avec fouge et ferveur devant des publics variés, envoûtés par l’intensité de sa présence. Pendant que Samah tourne, les couleurs des drapeaux se confondent en un seul arc-en-ciel, symbolisant la richesse de la diversité culturelle mondiale réunie sous un seul drapeau. Toutes les populations et religions du monde s’unissent dans sa danse.

Une ONG au service de l’Unité

« Associazione OneDance » est une association caritative et autonome reconnue par l’autorité suisse. Elle a été fondé en avril 2010 par Samah Gayed. Son but est de soutenir l’éducation dans son pays d’origine, l’Égypte. « Les précieuses contributions que nous recueillons de nos actifs et de nos membres nous permettent d’aider de nombreuses personnes de manière ciblée. Nous apportons un soutien aux orphelinats, en Basse et  Haute Egypte. Nous avons également coopéré à la mise en œuvre de petites interventions médicales et chirurgicales, en plus d’apporter une aide pratique aux familles dans le besoin », confie la danseuse.

Découvrez toute l’aventure dans le livre et le film La route de la Joie, par Isabelle A. Bourgeois.

Rencontre avec un cheminant soufi

En route vers la Scandinavie en mai 2018, je me suis arrêtée à Grandson pour rencontrer un être exceptionnel, le cheminant soufi Allaoui Abdellaoui, dans la Chapelle de ma famille dans l’église romane de Grandson.

Allaoui Abdellaoui est un grand homme, aussi humble qu’éclairé et éclairant. Il consacre sa vie à rassembler les peuples, unifier les croyances et apporter la paix. Il a été le 19ème Nominé de la Joie de cette aventure. Marie Mellioret s’était jointe à moi pour nous offrir une chanson arabe si merveilleusement interprétée, « Lamma bada Yatathana ». Voici la vidéo-souvenir de cette rencontre.

En février 2021, j’ai revu Allaoui Abdelaoui et j’avais déjà partagé nos retrouvailles sur ce blog. Je lui ai demandé comment traverser la crise actuelle avec sagesse et confiance. Pour mes lecteurs qui n’avaient pas encore pris connaissance de cette entrevue, je publie à nouveau le lien ici.
Découvrez toute l’aventure dans le livre et le film La route de la Joie, par Isabelle A. Bourgeois.

Il a traversé l’Atlantique en tonneau!

J’avais garé mon bus au bord de la baie d’Arcachon pour y passer la nuit dans le joli port d’ostréiculteurs à Arès, quand, au cours d’une ballade aux aurores avec mon chien, j’ai rencontré un monsieur qui ramassait des kilos de coquilles d’huîtres « pour combler les nids de poule sur son chemin privé » m’avait-t-il expliqué! Quand il a vu mon drôle de camping-car, il m’a demandé: “Qu’est-ce que vous foutez ici avec votre bus bizzarre?”. Je lui ai répondu que je cherchais des faiseurs de rêves. “Vous vous intéressez aussi aux rêves sportifs?” m’a-t-il lancé? Oui, pourquoi pas, ça dépend… “Et bien moi, je rêve de traverser  l’Atlantique dans un tonneau ! Une première mondiale!” J’ai ouvert tout grands les yeux, j’ai couru chercher ma caméra et nous avons commencé notre interview.

« Quand j’étais petit, j’ai lu le livre d’Alain Bombard, « Naufragé volontaire » dans lequel il a écrit qu’un tonneau jeté au large des Canaries arriverait trois mois plus tard aux Caraïbes, poussé par la seule force des alizées et des courants marins. J’ai voulu relever ce pari depuis toujours », m’a expliqué Jean-Jacques Savin.

Cet homme de 71 ans a eu une carrière professionnelle peu banale : militaire parachutiste, pilote privé ou encore conservateur du Parc National de Centre Afrique et orpailleur.

Et Jean-Jacques n’en était pas à son premier défi ! Ses cinq traversées du Bassin d’Arcachon à la nage et son ascension du Mont Blanc en 2015 attestent de son irréprochable forme physique. Il s’affiche en 2017 à la seconde place du championnat de France de Triathlon, 15 ans après avoir été vice champion d’Europe, et 7ème aux championnats du monde, dans cette même discipline. Jean-Jacques Savin a aussi traversé quatre fois l’Océan Atlantique en voilier !

Il m’a expliqué qu’il embarquerait en janvier 2019 à bord de son tonneau en contre-plaqué époxy depuis les îles Canaries. Cette traversée serait l’objet de plusieurs recherches scientifiques dont diverses études sur l’individu (solitude, comportement en habitacle restreint, impact du mouvement permanent et du déplacement très lent, en ajoutant à cela le facteur de la longue durée).

L’habitacle est en polyester pour résister à d’éventuels chocs (gare aux orques qui voudront jouer au foot !), ainsi qu’aux déferlantes laissées par les grands porte- conteneurs. Il dispose de quatre hublots : un sur chaque côté et un sous la coque pour « vérifier s’il n’y a pas de requins autour de moi avant de plonger pour pêcher ». Une quille lestée permet d’équilibrer l’ensemble.

Cette rencontre extraordinaire a marqué mon voyage et j’en ai réalisé un documentaire qui a aidé Jean-Jacques Savin à récolter le financement participatif pour vivre son rêve. Dans l’une des coquille vides des huîtres d’Arcachon, j’ai trouvé une perle aventurière.

Pari réussi!

Six mois plus tard, il jetait sa barrique à la mer! C’était le 26 décembre 2019. 122 plus tard, sa traversée s’est “terminée” le 27 avril après être entré en mer des Caraïbes.

“Après 122 jours et neuf heures, le méridien me positionne dans la mer des Caraïbes. La traversée est terminée. Merci à tous”, annonçait fièrement le septuagénaire par email. Le message était accompagné d’une photo, peu lisible, de son GPS.

“J’ai traversé le méridien qui me positionne en mer des Caraïbes à 20h00, heure française”, précisait-il dans un message à l’AFP, “la traversée de l’Atlantique est réussie. Dans une interview à l’AFP dans la semaine, le baroudeur avait indiqué qu’il estimerait son exploit achevé une fois entré dans la mer des Caraïbes. Grâce à la collaboration de garde-côte américains, il a réussi à monter à bord d’un pétrolier qui l’a déposé à Saint-Eustache.

Par la seule force des courants
L’ancien militaire s’était lancé à la mer le 26 décembre de l’île d’El Hierro, dans les Canaries, pour traverser l’Atlantique mû par la seule force des courants. Par goût de l’aventure et amour de la “sensation de liberté”, il avait pris place dans une embarcation orange, en forme de tonneau.

Son “compagnon”, comme il l’appelait dans ses messages sur Facebook (TESA, Traversée de l’Atlantique en tonneau) a été fabriqué dans un petit chantier naval d’Arès (Gironde), mesurant à peine trois mètres de long, avec un diamètre principal de 2,10 m et un espace de vie de 6m2.

L’aventure, suivie par plus de 23.000 personnes sur Facebook, a fait l’objet d’un livre rédigé par l’auteur Sophie Zeeny, paru aux Editions Ambre.

Chapeau bas cher Jean-Jacques!

François Maurisse, l’homme qui se marie avec les fleurs

Aujourd’hui, je fais font escale dans le bassin d’Arcachon, au cœur de la nature, où j’ai rendez-vous avec un exflorateur.

A Bordeaux, j’ai rencontré un Merlin l’Enchanteur contemporain. Le visage encadré par de fines bouclettes blondes, un chapeau de toile froissé, le pas silencieux et léger, il est à l’affût de chaque brindille, feuilles ou pétale sur son chemin. Il s’appelle François Maurisse et il est l’homme qui se marie avec les fleurs. C’est un exflorateur. En deux mots, il fait de la haute couture végétale ; il créé des « demoiselles » avec des herbettes et tout ce qu’il trouve de plus beau dans la nature. « Je pars en exfloration sans savoir ce que je vais trouver. Et soudain, un endroit m’inspire ». Dans son sac à dos, une petite table pliante, des outils de chirurgien, un appareil-photo de cador. « Je flashe sur une fleur, des feuilles, une tige, des pétales », raconte-t-il. « Je les agence en les épinglant sur un fond de papier blanc. Et je photographie en très haute définition ». Le résultat est d’une poésie et d’une délicatesse extrême. Les « herbettes » comme il les appelle, ont l’air de respirer, de danser ou de défiler avec grâce sur le podium du magicien qui n’a que 30 minutes pour immortaliser dans son objectif l’éphémère présence. Après, tout se fane et disparaît. C’est une rencontre amoureuse avec les esprits de la nature.

Forêt primaire

Cet amour pour la nature et les fleurs, François Maurisse l’a développé lors de son expérience inoubliable en Thaïlande où il a vécu un an et demi dans une forêt primaire avec des autochtones. « Contrairement à beaucoup, je n’ai jamais pris d’ayahuasca pour pénétrer dans le grand livre de la nature. Je n’ai jamais voulu tricher ou prendre des raccourcis. Un bon tambour et beaucoup d’amour suffisaient à me faire voyager» explique-t-il.

Cet ancien orpailleur, chasseur de papillons, naufragé, restaurateur et ingénieur du son s’est aujourd’hui reconverti en pygmalion des pétales, des herbettes et des feuillages. Il prête vie à la nature et lui donne un corps et un visage. Et quand on les regarde, ses petites fées mortelles, on ne peut plus passer devant une vigne vierge, un mimosa ou une fleur de pissenlit sans demander quel petit mannequin fabuleux naîtrait des mains de François Maurisse. Il est devenu notre 12ème Nominé de la Joie.

Deux ans plus tard, François est resté une grande source d’inspiration. Je viens de lui parler au téléphone aujourd’hui même (11 mars 2021). Pour traverser la crise du Covid sereinement, il a décidé de déployer sa souveraineté en devenant le plus indépendant et autonome possible. Il a crée un jardin et un lieu de vie où il peut vivre complètement en autarcie. Énergie solaire, récupération de l’eau de pluie, chauffage au bois,  cultures et permaculture. Il a un rucher, des poules et des moutons. Il veut incarner le monde qu’il souhaite voire advenir, dans le respect des lois de la vie et de la nature, sans masque ni vaccin. Juste en restant un être humain, humain.