Je suis comme une souffleuse de feuilles mortes

Entre les épisodes qui racontent mon périple et “La route de la joie” à travers l’Europe en 2018, il m’arrive de glisser un petit billet d’humeur du moment.  Cette semaine, en promenant mon chien, je me suis comparée à une souffleuse de feuilles mortes. Je m’explique…

J’ai trouvé la bonne tactique pour rester dans ma joie, malgré la crise autour du Coronavirus. C’est la technique de la “souffleuse de feuilles mortes”. J’écarte de moi tout ce qui pourrait me plomber ou rester coller inopinément à mes semelles, comme une crotte ou un vieux chewing-gum (rire!). Je libère de mon chemin tout ce qui viendrait parasiter mon esprit, y compris mes pensées elles-mêmes. Je dégage de ma route les bulletins d’informations sinistres et les médias anxiogènes, plus mortels que le virus par la peur qu’ils diffusent en boucle et le manque de débat public autour du Covid-19. Je repousse les donneurs de leçons, les terrifiés de la grippe qui s’arrêtent de respirer et prennent le monde en otage pour sauver leur peau. J’éloigne les culpabilisateurs, les bien-pensants qui croient montrer l’exemple en se planquant derrière un masque dont il est largement prouvé qu’il ne protège pas contre le virus. , J’évite les grandes surfaces, les statistiques hypnotiques et les hystériques. Je dégage de ma route tout ce qui me déroute et je ne regarde que ce qui fait chanter mon âme. Et comme par magie, les feuilles mortes ne reviennent plus… En nourrissant la confiance, le détachement, l’acceptation, le bon sens, l’auto-dérision et l’humour, j’ai crée autour de moi une bulle vibratoire positive, une petite sphère exaltante dans laquelle je me déplace toute la journée. Et je crois bien que j’ai fait cela toute ma vie! En maîtrisant la musique de mon esprit, je façonne la réalité que je souhaite. Je n’ai plus de feuilles mortes à repousser, car je ne récolte que des sourires.

Or, cela demande beaucoup de vigilance aussi, une attention permanente aux pensées qui me traversent. Car je passe aussi la souffleuse sur tout ce qui me happe: cette pensée est-elle utile? Est-ce qu’elle vient de mon ego, de mon bagage mémoriel ou est-elle chuchotée par l’intelligence de vie que j’invoque en permanence? En d’autres termes, ma pensée vient-elle de plus grand que moi, de plus haut, ou des trottoirs que je foule? Est-ce que cette pensée divise, sépare ou réunit? Est-ce que je renforce le jeu de la dualité ou est-ce que je la regarde, tout simplement?

Par exemple, même si je prends position et que j’ai la ferme conviction qu’on a monté une escroquerie, en bloquant tous les traitements, en terrorisant la population, en brisant les économies, le temps que les laboratoires mettent le vaccin sur le marché et qu’on installe la 5G, je me contente de rester dans la posture de l’observateur. Je vois et comprends ce qui se joue. Je ne suis pas dupe. En même temps, je n’y mets plus d’énergie négative, de colère ou de jugement. Chacun est à la place la plus juste pour lui. J’affirme mes valeurs tout en respectant les expériences de chacun. Je chasse de mon esprit toute emprise extérieure à moi et je fais de mes pensées superflues, de mes feuilles mortes, du compost pour mon avenir.

Je m’amuse des stratagèmes que la grande conscience met en place pour faire éclore en l’homme sa destinée la plus haute. Comment permettre à chacun de conquérir sa liberté et sa souveraineté, sans nous mettre sous les yeux le mensonge et la manipulation dont nous sommes pris au piège depuis des siècles? Pour sortir de notre prison, ne devons-nous pas d’abord réaliser que nous sommes enfermés? Et qui de mieux placés que nos bourreaux pour nous montrer les barreaux?

Grâce à l’absurdité de ce que nous vivons aujourd’hui,  avec tant de gens qui s’arrêtent de vivre par peur de mourir, il nous est permis de trouver la porte de sortie hors de la matrice planétaire, de cette égrégore collective tissées de nos projections psychiques. Si nous cherchons une logique humaine dans la crise que nous traversons, nous ne la trouverons pas. Mais, au premier degré, si nous voyons tout cela sous l’angle du business boursier, alors tout devient clair et cohérent. Au second degré, c’est beaucoup plus intéressant encore. En percevant en l’ombre le casse-noix qui pulvérise la coquille pour libérer le fruit, nous ne pouvons que nous réjouir! Ou tout du moins, apprendre l’art de se foutre la paix…

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Isabelle Alexandrine Bourgeois

Après avoir collaboré pour la télévision, la presse écrite et la radio, Isabelle A. Bourgeois est déléguée humanitaire auprès du CICR avant de devenir rédactrice en chef du magazine du CICR "Avenue de la Paix". En 2018, avec Joy for the Planet, Isabelle traverse 23 pays comme journaliste bénévole pour partager le meilleur de l'homme, raconté dans «La route de la Joie», paru en janvier 2020.

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