À vos postes!

Face à l’accélération des événements et la folie qui s’empare de la politique mondiale autour de la crise Covid, il n’est plus temps de palabrer sur le meilleur médicament possible au traitement contre Covid ou de chipoter sur le nombre de « cas » et la hausse des courbes. Aujourd’hui, il me semble plus urgent de quitter les conversations et les salons pour nous rendre chacun à son poste de commande. Lequel ? Celui où nous sommes le plus vrai et le plus vivant. Le plus joyeux aussi. La joie est le meilleure baromètre pour savoir si nous avons avancé ou reculé sur le grand échiquier de l’évolution de la conscience.

Il est temps de s’extraire des débats intellectuels et mécaniques pour aller dans notre ressenti profond et se demander si ce qui se passe aujourd’hui pour nous, individuellement, est juste? Le contexte actuel nous donne cette extraordinaire opportunité de passer de notre cerveau reptilien à la conscience universelle par le chemin du corps et du cœur. Une voie inespérée s’ouvre devant nous afin de rendre à l’Humanité sa couronne. Quelques soient les embûches à venir, c’est la porte de sortie vers les retrouvailles avec nos origines, non raciales. Passé la zone de turbulences, c’est le grand ciel bleu! 😉

Ainsi, pour vivre sereinement dans l’œil du cyclone, je propose de rester centré sur notre vérité intérieure. Personnellement, j’observe le manège qui se joue sous mes yeux comme une partie d’échecs cosmique, entre les forces involutives et évolutives, qui s’affrontent dans nos réalités respectives. C’est comme si j’observais depuis mon balcon une dispute entre voisins au rez-de-chaussée. Ce n’est pas du détachement ou de l’indifférence. Comme le dit si bien mon amie Arielle Harboe-Schmidt, “c’est simplement appréhender la nature vide des phénomènes”. C’est devenir spectateur de la réalité terrestre et acteur de notre réalité cosmique. Alors, quand je suis témoin du désordre, j’évite de le confronter directement, mais je m’engage pour sa résolution par de petites actions collatérales. Depuis ma cabine de pilotage, j’actionne les manettes que j’ai à disposition pour apaiser les esprits tout en les invitant à sortir de leur tétanie. J’appuie sur les boutons qui  incitent à empoigner vaillamment le manche de son existence en prenant appui sur une nouvelle réalité, en accord total avec les lois de la vie. Il est l’heure de sortir de sa tanière et de déclarer sa véritable identité. Pas celle qui est inscrite sur notre passeport mais dans notre ADN de lumière. Aucun gouvernement n’a autorité sur elle.

Mais comment, pour chacun de nous, trouver ce poste de commandement pour soi-même, sans être happé par le train-fantôme qui tourne en boucle autour de soi ?

En répondant à cette question : de quelle manière et à quel endroit je me sens le(a) plus vivant(e) et à ma juste place face aux rebondissements dans la gestion de la crise, face à l’hystérie de certains dirigeants comme à la peur collective ? Comment est-ce que je peux passer à l’acte, que cela soit par l’action engagée ou par la contemplation? Pour les uns, c’est peut-être par la rébellion et les soulèvements. Pour les autres, c’est d’entrer en résistance ou dans la clandestinité douce. Pour d’autres encore, c’est de se replier dans la nature, retourner la terre, planter, peindre ses murs en couleurs ou faire des bouquets. C’est peut-être rassurer les amis ou les voisins, être au chevet des malades, préserver la magie dans le monde des enfants, écrire des articles, faire des vidéos ou distribuer des sourires, même derrière les masques. Comme en temps de guerre, chacun est appelé à révéler le cachet de son âme. C’est l’heure du grand rendez-vous avec notre “personnage mystère”. Et nous sommes terriblement seul face à ce choix existentiel.

Mais nous ne pouvons plus faire la sourde oreille ou courber l’échine devant le bruit des bottes et le totalitarisme planétaire qui entre dans nos vies avec fracas. Tous les rôles sont précieux dans le dévoilement de cette vaste mise en scène. Y compris ceux qui nous semblent les plus exécrables. Ne perdons jamais de vue que c’est grâce à la dureté de certains dirigeants que nous pouvons aller chercher en nous les forces nécessaire pour nous redresser et peut-être pulvériser une bonne fois pour toute le carcan de notre ignorance. En nous plongent la tête dans l’eau pour faire mine de nous noyer, les bourreaux nous forcent à trouver l’élan de nous dégager de leur emprise pour sortir la tête et respirer comme jamais au paravant. Il n’y a donc rien ni personne à juger.

Personnellement, je suis à mon poste depuis longtemps. Quelques soient les remous dans le monde, je prends soin de garder le curseur de mes activités et de mes pensées sur mon réservoir d’amour. Que cela soit par le partage d’informations et l’appel au discernement, par les écrits, les films, les dessins, les rires ou tous mes projets autour de Joy for the Planet.

Vivre en vrai

Toujours se jauger. Est-ce que cette lecture, cette émission, ce travail, cette relation, cette discussion, ce repas entre amis, cette rencontre, ce projet, ce rapport, cet aliment, cette émission de télévision, remplit ou vide mon réservoir d’énergie? Est-ce que ma jauge remonte ou est-ce qu’elle descend lorsque je suis traversée par mes pensées? Mes pensées proviennent-elles de mon intellect ou d’un champ plus vaste de sagesse? Qui est-ce qui pense? Qu’est-ce que je décide d’écouter en moi, la peur ou la grandeur? Est-ce que je vis pour de vrai ou dans le virtuel?

Vivre dans le réel, c’est se déconnecter de tout ce qui nous détourne de nos frères et sœurs humains : les contacts par écran interposé, la distanciation sociale, la méfiance collective et la délation. Vivre dans le virtuel, c’est cautionner la gouvernance de nos sphères privées par les algorithmes, les lobbies, les états voyous ou les mondialistes. Vivre dans le réel, c’est prendre le téléphone pour dire à ses amis qu’on les aime ou leur rendre visite. C’est organiser une chasse au trésor pour un ami, offrir des fleurs à un être cher, rendre visite, se serrer dans les bras et se donner du temps les uns aux autres. C’est glisser furtivement un baiser sur le front d’une pensionnaire d’un foyer pour personne âgées qui meurt de carences en tendresse humaine. Être dans le vrai ici-bas, c’est donner la priorité aux échanges physiques et concrets. C’est bien pour cela que nous nous sommes incarnés, non? Bon Dieu! C’est se voir et se toucher. C’est poser un acte de bonté ici et là. “Ne fais rien contre ta conscience, même si l’état te le demande” nous disait Einstein.

En fin de compte, il n’y a qu’une seule question à se poser aujourd’hui : qu’est-ce qui fait de moi un être véritablement HUMAIN ? Est-ce tout ce qui me résume à mon identification de race? Ou est-ce l’expression de mon humanité, par l’intelligence, l’amour et la tendresse universelle, adressée à tous les règnes vivants ?

Le jour où chacun d’entre nous pourra répondre à cette question, il n’y aura plus de place sur la Terre pour l’ombre et le désordre, car chaque retour en Soi est un pas de plus vers la lumière.

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Isabelle Alexandrine Bourgeois

Après avoir collaboré pour la télévision, la presse écrite et la radio, Isabelle A. Bourgeois est déléguée humanitaire auprès du CICR avant de devenir rédactrice en chef du magazine du CICR "Avenue de la Paix". En 2018, avec Joy for the Planet, Isabelle traverse 23 pays comme journaliste bénévole pour partager le meilleur de l'homme, raconté dans «La route de la Joie», paru en janvier 2020.

Une réponse à “À vos postes!

  1. merci très chère Isabelle pour ce beau texte. Nous sommes devant un grand défi: rester alignés avec nos convictions profondes alors que tout, autour de nous, vacille de peur devant une maladie qui a perdu beaucoup de sa virulence. Pour les pharma qui vendent les tests et bientôt les vaccins, c’est bien plus que du pain bénit ! Les milliards tombent dans leur escarcelle, et tant pis si c’est au détriment de tant de petites entreprises et de personnes… Pour que cela continue encore longtemps (jusqu’au vaccin, au moins) il faut donc que nous continuions à trembler, sinon, ils auront beaucoup à perdre…
    Je me sens partagée entre l’appel profond à la révolte, pour tenter d’aider mes concitoyens à ouvrir les yeux et à relativiser le danger, et le besoin d’envoyer de la Lumière, qui saura très bien effacer cette noirceur. Lorsqu’on s’oppose trop éperdument à quelque chose, on renforce l’énergie de cette chose. Alors, restons debout face aux vents et marées, mais sans lutter vainement pour tenter de faire taire la tempête . Comme tu le dis très bien, c’est une opportunité de prise de conscience, chacun à son propre rythme.

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